Tous les articles par Adela Landova

AAC : Espoirs et desillusions post-revolutionnaires

Espoirs et désillusions post-révolutionnaires. Interpréter, promouvoir et discréditer les révolutions (une approche globale)

Colloque international

Date : 6 et 7 décembre 2019
Lieu
: Prague
Date limite d’envoi des propositions : 15 octobre 2019
Organisateurs : CEFRES, Faculté des lettres de l’Université Charles, Faculté des sciences sociales de l’Université Charles, Institut d’histoire contemporaine de l’Académie tchèque des sciences et le projet ERC « Tarica« 
Organisé en collaboration avec : l’Institut français de Prague, le Centre de civilisation française et d’études francophones (CCFEF) de l’Université de Varsovie, le Centre de civilisation polonaise de Sorbonne Université, le Centre scientifique de l’Académie polonaise des sciences à Paris, l’UMR LADYSS (CNRS-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et l’Institut polonais de Prague
Langue : anglais

Important symbole, l’année 2019 est un moment commémoratif primordial en Europe. En effet, marquant les trente ans de la chute des régimes communistes en Europe centrale et de l’Est ainsi que la quinzième année de leur intégration dans l’Union européenne, cette année anniversaire suscite des initiatives politiques, mémorielles et universitaires à travers l’Europe. En un sens, ces interventions cristallisent incontestablement les tensions et controverses qui existent autour des interprétations de « l’événement 1989 », tout comme cela permet de renouveler les analyses existantes concernant les transformations des pays de la région depuis la Révolution de Velours.

Les pays post-communistes présentent aujourd’hui des paysages politiques contrastés. Certes, dans un contexte européen d’universalisation du libéralisme, la démocratie et l’État de droit se sont partout imposés. Néanmoins, certaines sociétés font face à des bouleversements souvent qualifiés d’illibéraux, autoritaires, populistes, ou encore de « révolutions conservatrices ».

Les travaux effectués sur ces sociétés, grâce à des méthodes d’enquête et d’analyse éprouvées, nous invitent ainsi à examiner à nouveau frais « l’événement 1989 », qui demeure un moment clef de notre histoire contemporaine, de même que les transformations intervenues dans les pays d’Europe centrale et dans l’Union européenne.

Ce trentième anniversaire est l’occasion de penser les expériences révolutionnaires et les changements de régime dans des contextes historiques variés. Cette conférence se donne en effet pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives sur la transformation des régimes politiques et sur les transitions démocratiques. L’Europe post-communiste sera au centre de notre intérêt, de même que le monde arabe ayant connu les mouvements révolutionnaires de 2011 ou encore les pays de l’Afrique sub-saharienne en transition politique. Nous proposons donc pour la première fois de considérer ces révolutions dans une analyse comparative sans hiérarchiser ces mouvements selon s’ils ont abouti ou échoué.

Nous questionnerons la « révolution » comme faisant l’objet d’investissements contradictoires de la part d’une variété d’acteurs et analyserons les multiples interprétations dont elle a fait l’objet : de sa promotion à sa sublimation ou au contraire sa disqualification voire son rejet catégorique.

Les expressions de désillusion qui accompagnent les épisodes révolutionnaires sont loin d’être rares. Il pourrait s’agir d’une règle, si règle il y a en matière de révolution. Presque toujours apparaît un discours de la déception, quelle que soit la trajectoire du changement de régime. Il naît des reculs marqués par les acteurs politiques, des recyclages du régime précédent, des mouvements contre-révolutionnaires et de l’absence de changements sociaux prégnants ou simplement parce que les espoirs portés par la révolution ne se traduisent pas par des actes politiques. Bien que l’espace public soit rempli de ces expressions de déception, jusqu’ici elles ont été très peu prises pour objet par la recherche.

Plusieurs questions justifient pleinement une approche comparative :

I. Décrire et représenter les espoirs et les déceptions

  • Les expressions d’espoirs, d’attentes, de déception de désenchantement et de désillusion sont multiples : discursives, politiques, aussi bien qu’artistiques, littéraires ou cinématographiques. Quelles formes prennent-elles en contexte centre-européen, arabe ou africain ? Quels sont leurs registres lexicaux et moraux ?
  • Quelles formes prend la désillusion qui suit le « retour de l’ancien régime » ? Ce retour est-il un fait objectif ou simplement perçu comme tel ?
  • Quel est l’impact de la persistance des inégalités sociales, du manque de réformes économiques, de la disparition de la souveraineté ?
  • Quels individus, professionnels et groupes sociaux expriment davantage leurs espoirs et lesquels leurs déceptions ? Les expriment-ils individuellement ou collectivement ?
  • Quelles sont les temporalités des déceptions post-révolutionnaires ? Sont-elles exprimées immédiatement ou de manière différée ?
  • Toutes les déceptions sont-elles exprimées ?

II – Compréhension et explication des espoirs et des déceptions

  • Il va sans dire que l’expression des espoirs et des déceptions n’est pas une simple affaire de mécanismes psychologiques collectifs ou individuels.
  • Sur quels mécanismes l’espoir et la déception se construisent-ils ? Quels sont les acteurs spécifiques, les stratégies ou circonstances qui sont en jeu ? Quelles sont les particularités des cadres moraux, éthiques et politiques à partir desquels les désenchantements se développent ?
  • Comme le mentionnait Bronislaw Baczko évoquant le « climat émotionnel créé par les faits révolutionnaires », mais aussi « la recrudescence des peurs et espoirs dirigeant nécessairement la production des imaginaires sociaux », dans quelle mesure le sur-investissement émotionnel fait-il partie de l’effervescence politique ?
  • La désillusion est-elle seulement le produit naturel d’une illusion préalable ? La déception s’imposerait alors d’elle-même comme un miroir des espoirs révolutionnaires. Toutefois, la déception ne peut être réduite à cela tant qu’elle n’est pas la conséquence naturelle des espoirs révolutionnaires. Ainsi les créations et exploitations de déceptions doivent-elles faire l’objet d’investigations.
  • Comment se traduit la déception en termes matériels ? Comment les politiques, émotions, psychologies et vecteurs sociaux s’articulent-ils entre eux ?

III – Emplois et répercussions de la déception

  • Quelles sont les pratiques sociales concrètes de la déception ? Sont-elles communes à toute la société, ou bien seulement à une part de celle-ci ? Comment des entrepreneurs politiques les exploitent-ils, pour en faire une stratégie d’action ?
  • Quelles sont les conséquences de ces déceptions sur la perception des chercheurs et experts concernant les processus post-révolutionnaires ?

                                               ****************************

Grâce à la richesse et à la diversité de ces questions, cette conférence vise à rassembler des spécialistes issus de différentes disciplines en sciences humaines et sociales, sans tenir compte des frontières, quelles soient temporelles ou spatiales. Nous nous consacrerons malgré tout à l’Europe centrale contemporaine, au monde arabe et à l’Afrique sub-saharienne. La contribution devra mobiliser des sources originales, et s’appuyer sur des méthodes d’exposé claires (analyse littéraire, histoire orale, sociologie politique, psychologie sociale, etc.). Les étudiants doctorants et jeunes chercheurs sont particulièrement encouragés à soumettre une contribution.

Publication des interventions du colloque

Les organisateurs envisagent la publication d’un livre ou d’un numéro spécial d’une revue (à confirmer) sur le sujet de la conférence. De ce fait, il est attendu des candidats qu’ils envoient un extrait clair, ainsi qu’une première ébauche de leur discours écrit avant le colloque.

Calendrier

Date limite pour la proposition d’une contribution écrite (500 mots maximum) : 15 octobre 2019.

Sélection des contributions et retours des organisateurs de la conférence : 30 octobre 2019.

Date prévue pour le dépôt des contributions finales pour la publication : milieu d’année 2020.

Les propositions de contribution (500 mots maximum) doivent être envoyées à jerome.heurtaux @ cefres.cz, au plus tard le 15 octobre 2019.

Ce colloque international est organisé par le CEFRES, la Faculté des lettres de l’Université Charles, la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles, l’Institut d’histoire contemporaine de l’Académie tchèque des sciences , et le projet ERC « Tarica ».

En collaboration avec l’Institut français de Prague, le Centre de civilisation française et d’études francophones de l’Université de Varsovie, le Centre de civilisation polonaise de l’Université de la Sorbonne, le Centre scientifique de l’Académie des sciences polonaise de Paris, l’unité de recherche LADYSS du CNRS (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), ainsi que l’Institut polonais de Prague.

Ce colloque est le troisième dans le cadre du cycle de trois colloques intitulé « 1989-2019 : au-delà de l’anniversaire, les questionnements autour de 1989 » tenu consécutivement à Paris, Varsovie et Prague, coordonné par Maciej Forycki (Centre scientifique de Paris de l’Académie polonaise des sciences), Jérôme Heurtaux (CEFRES), Nicolas Maslowski (Centre d’études françaises (CCFEF), Université de Varsovie) et Paweł  Rodak (Centre de civilisation polonaise, Université de la Sorbonne).

Coûts du colloque

En raison de fonds limités, les organisateurs pourront prendre en charge les candidats ou participants sous-financés seulement. Il est par conséquent conseillé aux participants de chercher d’éventuels moyens de soutien financier auprès de leurs établissements respectifs, ou de sources de financement extérieures.

Direction scientifique du colloque :

  • Jérôme Heurtaux, CEFRES
  • Michal Pullmann, Université Charles
  • Miroslav Vaněk, Académie tchèque des sciences
  • Eliška Tomalová, Université Charles
  • Alia Gana, ERC « Tarica »

Comité scientifique international

  • Catherine Gousseff, CNRS
  • Marie-Elizabeth Ducreux, EHESS
  • Jacques Rupnik, CERI-Sciences Po
  • Georges Mink, CNRS

AAC : Stages au CEFRES pour les étudiants de la FSV UK

Les inscriptions sont ouvertes pour tous les étudiants francophones et / ou anglophones.

Dans le cadre de sa coopération avec la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles, le CEFRES peut désormais accueillir des étudiants de cette faculté, de niveau Master ou Doctorat comme stagiaires. Les stages durent un à trois mois et sont rémunérés par des crédits ECTS dans le cadre de leur cursus (1 mois-4 ECTS, 2 mois-8 ECTS, 3 mois-12 ECTS).

Les candidats (étudiants en sciences sociales ou humaines) doivent posséder un très bon niveau de français et / ou anglais. Les activités du stage se basent sur un accord préalable entre le stagiaire et son tuteur au CEFRES, qui le conseille et l’accompagne tout au long de son stage. Le CEFRES tient à la disposition de chaque stagiaire un poste de travail et lui donne accès à la bibliothèque.

Les tâches du stagiaire consistent à participer au fonctionnement quotidien de l’institution, ce qui implique, sans s’y limiter, l’animation du site Internet du CEFRES et de ses réseaux sociaux, des traductions entre le français / anglais et le tchèque, ou des tâches relatives au service de la bibliothèque ou à l’organisation des activités scientifiques du centre.

Les stagiaires sont requis de rédiger en français / anglais un compte rendu de leur expérience et de leur apprentissage. Ce compte rendu permettra au tuteur de mesurer la formation acquise par le stagiaire au CEFRES. Une fois le stage terminé, le stagiaire recevra une fiche d’évaluation de la part de son tuteur.

Éléments du dossier de candidature à fournir en français / anglais et en tchèque

  • un CV
  • une lettre de motivation exposant votre projet et vos attentes en termes d’apprentissage et de formation, ainsi que la période envisagée

Pour toute question, s’adresser à Mme Adéla Landová:
e-mail: adela.landova@cefres.cz 
tél.: +420 224 921 400

Pavol Kosnáč : recherche & CV

Les organisations paramilitiares en Europe centrale et orientale

Axe de recherche 2 : Normes & Transgressions

L’objectif principal de mes recherches est de comprendre les motivations et les modes de prises de décisions des membres de groupes paramilitaires non-gouvernementaux (groupes de civils organisés sur un modèle militaire) dans un choix de pays d’Europe centrale et orientale. J’examine leur horizon mental, la hiérarchie de leurs valeurs, leurs domaines d’activité et leurs lieux de vie. J’enquête aussi sur les réactions des sociétés, des médias et des États à leurs activités. Elles varient en effet sensiblement, allant de la bienveillance enthousiaste que l’on observe le plus souvent en Pologne à la suspicion indiscriminée qu’ils provoquent en Slovaquie.

Mes outils heuristiques me sont fournis par la méthode de la théorie ancrée qui est inductive, par opposition à la méthode hypothético-déductive plus couramment utilisée. Cela signifie dans la pratique que les hypothèses ne sont pas définies en amont du travail de terrain mais que l’élaboration théorique se fonde tout au long de la recherche sur la collecte de données et sur leur analyse systématique.

Mon travail est fondamentalement interdisciplinaire puisqu’il combine des typologies propres à la science politique, l’analyse des visions du monde pratiquée dans les études religieuses, des méthodes quantitatives statistiques, les outils de visualisation et d’analyse de la géoinformatique, des enquêtes de terrain anthropologiques, des cadres et des expériences de la psychologie évolutionnelle et morale, les théories et questionnaires des sciences cognitives et encore les techniques de neuro-imagerie des neurosciences.

CV

Formation

2012 – 2013 : MSt Religion Studies (Islam), University of Oxford
Spécialité : islam, puis processus de sécularisation et désécularisation et athéisme

2007 – 2012 : BA + MA Comparative Religion Studies, Université Comenius, Slovaquie
Spécialité : islam et christianisme, droit religieux comparé, sociologie et anthropologie

2010 – 2012 : Collegium of Anton Neuwirth, PG Diploma equivalent, Slovaquie
Histoire intellectuelle de l’Europe, philosophie politique et jurisprudence, théorie de la guerre juste

Travaux de recherche

  • Assistant et conseiller au département d’études religieuses de la Mahidol University à Bangkok (Thaïlande) pour l’élaboration d’un nouveau cursus combinant études religieuses et neurosciences. Fondation d’un laboratoire d’études relieuses cognitives en partenariat avec l’institut HUME de l’Université Masaryk (Brno) et COBE de Aarhus University au Danemark.
  • Coordinateur de projet humanitaire pour la St. Elizabeth University of Health Care and Social Work et l’association Caritas de Slovaquie au Kurdistan irakien, en collaboration avec l’organisation Yazidi Shingala Azad et le Département pour les femmes du gouvernement kurde.
  • En cours de formation pour le statut d’expert judiciaire dans le domaine de l’extrémisme religieux.

Choix de publications

  • Kosnac. P., Jihadi Marketing: Reasons for success of Islamic state propaganda and recruiting, in: Hubina, M., Religion and Advertising, Mahidol University, Bangkok, à paraître en hiver 2019.
  • Kosnac, P., Combat charities, or when humanitarians go to war: Influence of non-state actors on local order of partially governed spaces, Brookings Institution, Washington D.C., 2017.
  • Cusack, C., Kosnac, P., (eds.), Fiction, Invention and Hyper-reality: From popular culture to religion, Routledge, London and New York, 2017.
  • Kosnac. P., Pop-culture Based Religions: Future of New Religious Movements?, in: Gallagher, E.(ed.), Visioning New and Minority Religions: Projecting the Future, Routledge, London and New York, 2017.

Activités pédagogiques en 2019-2020

  • Les riques naturels et non-intentionnels
  • Aspects sécuritaires de la New Religiosity
  • Concepts et méthodes du travail universitaire

Bourses et récompenses

  • BEA Institute Scholarship, Kosovo Program, 2014
  • British Sociological Association´s Peter B. Clarke Memorial Prize 2013
  • AMBergh KEFOUND Essay Competition 2013
  • Slovak Society for Study of Religion´s Prize of Ján Komorovský 2012
  • Prix Nobel de la Paix 2012 (membre de l’organisation récompensée)

Langues

Slovaque (maternelle), tchèque (courant), anglais (courant), russe (courant), portugais, français et ukrainien (lus), Arabe et Kurmandji (oral, débutant)

Vojtěch Šarše : recherche & CV

L’image du déclin culturel dans le roman francophone anticolonial des auteurs subsahariens : le processus de subjectivation, d’objectivation, de chosification et le vide identitaire

Axe de recherche 2 : Normes & transgressions

Contact : vojtech.sarse@cefres.cz

Les romans écrits en français par les auteurs subsahariens et publiés dans les années 1950 uniquement par les éditeurs français représentent une production littéraire des paradoxes. Ils sont considérés comme un des moyens de la révolution anticoloniale et comme l’expression de la renaissance des cultures africaines sévèrement opprimées pendant l’époque coloniale. Simultanément toutefois, ces œuvres décrivent la dégradation de l’identité africaine, l’aliénation culturelle des protagonistes et montrent comment les relations entre le colonisateur et le colonisé sont déséquilibrées. Ainsi, ces romans sont critiques envers la résolution des colonisateurs d’anéantir l’existence individuelle du colonisé.

Pour ma thèse, j’ai choisi dix romans (écrits entre 1953 et 1960). Les protagonistes, jeunes Africains, sont poussés par des circonstances qu’ils ne peuvent aucunement influencer (vie dans la colonie française, système éducationnel français imposé, politique d’assimilation) vers le carrefour de deux cultures : la culture africaine inférieure et la culture française dominante. Au cours du roman, soit le héros prend conscience de sa situation et commence à critiquer le système, soit il perd ses racines, sous l’influence de l’oppression européenne.

Mon travail est basé sur la fiction (je n’emploie pas les aspects réels de la sociologie et de la psychologie) ; les protagonistes sont également fictionnels. Pourtant les romans choisis sont clairement et distinctivement enracinés dans des faits historiques, politiques et culturels et sont ainsi liés au monde réel – à la situation des auteurs (il est facilement repérable où et quand les histoires se déroulent).

Il est indéniable que les nations africaines colonisées ont vécu le processus de l’assimilation, en conséquence les œuvres choisies sont centrées sur la recherche identitaire et sur le manque de repères culturels. Pour cette raison, dans mon travail, je m’attache à définir un terme nouveau, à savoir le vide identitaire que j’ai invité pour thématiser ces processus, liés à l’aliénation coloniale. Cet état d’esprit et de conscience est suscitée par l’obligation artificielle d’appartenir à la culture du colonisateur.

CV

Formation

2015– : Doctorat, Département des études romanes, Faculté des lettres, Université Charles (Prague)

2013–2015 : Master, Département des études romanes, Faculté des lettres, Université Charles (Prague)

2010–2013 : Licence, Département des études romanes, Faculté des lettres, Université Charles (Prague)

Sélection de publications

  •  Čtyři africké romány jako exkurz do antikoloniálních frankofonních literatur. Cizí jazyky, 2017, 60 (5), 38-45.
  • La (dis)simulation des langues d’origine africane. In: ČERNÍKOVÁ, Veronika. Echo des études romanes. České Budějovice: Ústav romanistiky, 2017, s. 315-324.
  • La manifestation (non)collective des sentiments dans l’Afrique romanesque. Acta Universitatis Carolinae. Philologica, 2018, 6 (3), 205-215.
  • Hledání subsaharských identit v románové tvorbě. Antologie subsaharského frankofonního románu. Filozofická Fakulta, Univerzita Karlova. ediční řada Varia, 2018, 221 s.
  • Rozpravy o identitách ve frankofonním prostoru subsaharské Afriky. Soubor rozhovorů a esejů. Filozofická Fakulta, Univerzita Karlova. ediční řada Varia, 2018, 129 s.

Projet de recherche

  • 10/2016–12/2018: Grant Agency de l’Université Charles, n. 579916: „Analytický výzkum vybraných afrických frankofonních románů, zaměřený na otázku identity – od počátků (1935) až do dnešní doby” [Analyse d’un choix de romans africains francophones traitant de la question de l’identité (v. 1935-aujourd’hui)}

Expériences professionnelles

  • 01/10/2018 – : Université Charles, Département des langues étrangères (enseignant)
  • 01/10/2015 – : Université Charles, Département des études romanes (enseignant)
  • 01/03/2015–31/12/2018 : Université Charles, département de la recherche

Équipe des doctorants 2018/2019

Pavel Baloun

Contact : baloun@cefres.cz
est doctorant à la Faculté des Sciences humaines de l’Université Charles, sous la direction de Pavel Himl. Sa thèse, intitulée « Le fléau tsigane ! » Création et mise en œuvre des mesures anti-tsiganes dans la Tchécoslovaquie et le Protectorat de Bohême-Moravie (1918-1942), s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES.

Martin Pjecha

Contact : martin.pjecha@cefres.cz
est doctorant à la Central European University (Budapest), sous la direction de Matthias Riedl. Sa thèse, intitulée Discours de violence au sein du mouvement hussite, s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES.

Florence Vychytil-Baudoux

Contact : florence.vychytil-baudoux@cefres.cz
est doctorante à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, sous la direction de Nancy L. Green. Sa thèse, intitulée Entre citoyenneté, ethnicité et politique d’exil, les logiques de l’intégration politique de la Polonia : France, États-Unis, Canada, 1945-1980, s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Julien Wacquez

Contact : julien.wacquez@cefres.cz
est doctorant à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, sous la direction de Jean-Louis Fabiani. Sa thèse, intitulée La Grammaire de la vraisemblance : L’attachement à la réalité des praticiens de science-fiction, s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Doctorants associés au CEFRES 2018/2019

Mihai-Dan Cîrjan

Contact : mihai-dan.cirjan@cefres.cz
est doctorant à la Central European University sous la direction de Balázs Trencsényi. Sa thèse, intitulée Endettement et crédit en période de crise : réinventer l’État en gouvernant la vie économique dans la Roumanie post-libérale (1929-1944), s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Felipe Kaiser Fernandes

Contact : fernandes@cefres.cz
est doctorant à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, affiliée avec Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain (IIAC), sous la Direction de Sophie Wahnich. Sa thèse, intitulée Espaces marchands populaires : femmes migrantes dans le travail informel : Une ethnographie multi-située, s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Adéla Klinerová

Contact : adela.klinerova@cefres.cz
est doctorante en cotutelle entre l’Université Charles et l’École Pratique des Hautes Études (Paris), sous la direction de Richard Biegel et Sabine Frommel. Sa thèse centrée sur la réception de l’architecture française de l’époque moderne au cours du XIXe siècle s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Yuliya Moskvina

Contact : yuliya.moskvina@cefres.cz
est doctorante à l’Université Charles de Prague, sous la direction de Paul Blokker.  Sa thèse en sociologie, intitulée État, squat, société, s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES.

Raluca Muresan

Contact : muresan@cefres.cz
est doctorante à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Sorbonne-Universités, sous la direction de Jean-Yves Andrieux. Sa thèse, intitulée Culture, société urbaine et représentation des territoires. L’architecture des théâtres publics dans les pays orientaux de la Monarchie des Habsbourg (1770-1812), s’inscrit dans l’axe 1 du CEFRES.

Olga Słowik

Contact : slowik@cefres.cz 
est doctorante à la Faculté des Lettres de l’Université Charles de Prague, sous la direction de Libuše Heczková. Sa thèse, intitulée Alimentation, genre et identités. Leur entrecroisement dans la prose contemporaine tchèque, s’inscrit dans l’axe 2 du CEFRES.

Ekaterina Zheltova

Contact : zheltova@cefres.cz
est doctorante à l’Institut des Études internationales à la Faculté des Sciences sociales de l’Université Charles. Sa thèse, intitulée Appartenance nationale, localités transnationales et idéologies de la langue: pratiques discursives des régions frontalières gréco-albanaises, s’inscrit dans l’axe 3 du CEFRES.

AAC : Contrat doctoral – “Justice, droit et politique historique en Europe médiane et/ou en Asie du Sud-Est”

Sciences Po Paris lance un appel à candidature pour un contrat doctoral CNRS dans le cadre du projet de recheche CNRS « Justice, droit et politique historique en Europe médiane et/ou en Asie du Sud-Est ».

Cette recherche doctorale se donnera pour objet l’interrogation, dans une perspective pluridisciplinaire, des rapports entre justice, droit et histoire, celle-ci étant entendue ici comme un secteur d’action publique. L’enquête pourra relever d’une sociologie des savoirs, d’une sociologie des usages publics du passé et/ou d’une sociologie de l’action publique, attentives à leurs dimensions spatiotemporelles. Elle se situera à la croisée entre science politique, histoire et études aréales. Elle suppose une maitrise d’au moins une langue d’Europe centrale et orientale et, si le terrain concerne aussi un État d’Asie, la langue de celui-ci.

Trois séries d’enjeux, au moins, pourront être explorés : l’écriture judiciaire de l’histoire ; les historiens dans le prétoire ; la place conférée au traitement des questions de justice – singulièrement des procès pour crimes de guerre et/ou contre des opposants politiques – dans les politiques publiques de l’histoire. Corrélativement, seront interrogées les formes d’encadrement juridique de l’écriture historienne du passé et les usages politiques et sociaux de l’histoire.

Dans la construction des cas et la conduite d’une enquête abordant des terrains pluriels, une réflexivité sensible aux apports de l’histoire croisée, de l’histoire connectée ou de l’histoire globale sera requise. L’horizon temporel est ouvert sur un long vingtième siècle dont la périodisation sera modulée en fonction des cas d’étude retenus

Contexte de travail

Le ou la candidat(e) retenu(e) s’inscrira en doctorat à Sciences Po Paris et intégrera l’Ecole doctorale de Science politique. Il ou elle sera rattaché(e) à l’unité de recherche Centre d’études internationales (CERI), CNRS, UMR 7050.

Le CERI est un laboratoire de recherche pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales qui rassemble, entre autres, des spécialistes de la Russie, de l’Europe centrale et balkanique et de l’Asie.

La thèse sera encadrée par Nadège Ragaru, chargée de recherche HDR à Sciences Po (CERI-CNRS).

Le ou la doctorant(e) prendra part aux tâches collectives et activités de recherche comme tous les membres de l’équipe. 

Contraintes et risques

Le contrat doctoral est assorti d’une obligation de mobilité sur les terrains de recherche définis dans le cadre de la thèse. Le ou la doctorant(e) effectuera ces mobilités, 3 mois par an au moins, afin de collecter des données empiriques (observation participante, entretiens, etc.). Durant ces périodes de mobilité, il/elle sera accueilli(e) par le Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES), à Prague, en République tchèque. En fonction des études de cas choisies, des déplacements dans d’autres pays seront également à prévoir. Le CEFRES est une Unité mixte des instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE). Il fournit un soutien administratif et logistique et constitue un environnement scientifique stimulant, en lien avec les réseaux de recherche locaux et régionaux.

Profil

  • Le/La candidat(e) devra être titulaire d’un master en sciences sociales (histoire, anthropologie, sociologie, sciences politiques) avec une spécialisation sur l’Europe centrale et orientale et/ou l’Asie et ne doit pas être inscrit en doctorat au moment du dépôt de candidature. La maîtrise d’une langue d’Europe centrale et orientale est indispensable, et – dans le cas d’un terrain comprenant un État en Asie -, de la langue de celui-ci.
  • La thèse peut être rédigée en français ou en anglais. 

Conditions

  • Le ou la doctorant.e admis.e signera un “contrat doctoral CNRS” attribuant 2135 euros brut par mois pour une période de trois ans, du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2022.
  • Le contrat doctoral est financé par le CNRS.
  • Le doctorant conduira ses recherches au sein du Centre d’études internationals (CERI) à Sciences Po, Paris, en France.

Candidatures

Toutes les candidatures doivent se faire exclusivement à l’adresse suivante: nadege.ragaru@sciencespo.fr  Seront examinés uniquement les dossiers complets.

Le ou la doctorant.e sélectionné.e rejoindra le Programme doctoral en science politique de l’Ecole doctorale de Sciences Po.

Veuillez inclure dans le titre de votre email la mention: Projet de recherche CNRS « Justice, droit et politique historique en Europe médiane et/ou en Asie du Sud-Est ».

Les conditions de candidature en doctorat à Sciences Po sont disponibles sur le site de l’Ecole doctorale à l’adresse:  https://www.sciencespo.fr/ecole-doctorale/fr/content/ladmission-en-these.html

Attention: vous devez impérativement inclure les documents suivants dans votre dossier de candidature:

  • Un projet de recherche en format PDF ou Word (2, 000 to 5,000 mots maximum);
  • Un résumé du projet de thèse (2 pages) en format PDF ou Word;
  • Un CV ;
  • Une pièce d’identité ;
  • Les notes de Master 1, et dans la mesure où elles sont déjà disponibles, celles du Master 2 ;
  • Une copie PDF du mémoire de Master 2 dans la mesure où il est achevé (même avant soutenance) ;
  • Deux lettres de recommandation ;
  • Une lettre signée par Nadège Ragaru indiquant qu’elle accepte de superviser votre doctorat et une lettre du directeur du CERI indiquant qu’il peut vous accueillir au sein de son centre de recherche.

Date limite

L’envoi de la candidature doit se faire impérativement avant le 9 septembre 2019 avant minuit

Les candidats peuvent être conviés à un entretien Skype entre le 10 et le 20 septembre 2019.

Pour tout renseignement supplémentaire concernant le projet de recherche, veulliez contacter: nadege.ragaru@sciencespo.fr

Pour plus d’information sur le CERI, voir : http://www.sciencespo.fr/ceri/fr

Pour plus d’informarions sur l’Ecole doctorale de Sciences Po, voir: http://www.sciencespo.fr/ecole-doctorale/fr